Tout va bien dans ma vie, mais…
Que raconte mon « mais » ?

'Ce MAIS qui parle de mes angoisses, de mon anxiété et de mes difficultés à me détendre vraiment, à lâcher prise.
Ce MAIS qui parle de mes états émotionnels qui semblent m’envahir, de mes colères, de ma tristesse, de mes peurs que je n’arrive pas à apaiser. Ou, à l’inverse, de mes difficultés à ressentir mes émotions.
Ce MAIS qui parle d’expériences négatives qui se répètent dans mon quotidien et mes relations. De difficultés à faire des choix, à savoir ce qui est bon pour moi, voir de (re)vivre des choses qui m’attirent mais ne me font pas réellement du bien dans le fond.
En résumé, ce MAIS qui m’empêche de vivre, vraiment, de manière sereine et apaisé.
Et si ce MAIS vous parlait d’un mode survie actif en vous ?
Partons du commencement : je vis une ou plusieurs expériences relationnelles & émotionnelles néfastes pour mon intégrité et ma valeur (d’ailleurs je peux ne pas en avoir conscience : voir l’article sur le déni protecteur et l’amnésie). Si elle n’est pas intégrée, libérée, accompagnée - si mes émotions ne sont écoutées d’une manière à empêcher ou à réparer ce qui a été douloureux pour mon système, cela va créer des conséquences qui peuvent être résumées comme cela :

A l’intérieur de moi, mes émotions sont bloquées par répression - tristesse, colère, terreur, etc. Cela pèse et empêche mes émotions de circuler librement; celles qui sont réprimées mais aussi les émotions agréables à ressentir. Par exemple, là où ma colère est réprimée, ma joie l’est également, pour mon système émotionnel c’est un peu tout ou rien. Je peux également ressentir mes émotions mais toujours dans des montagnes russes difficiles à vivre. En peu comme si mon système émotionnel était soit coupé soit dérégulé, mais jamais vraiment apaisé.

Dans ma tête, cela créé un système de croyances néfastes sur moi et sur ce qui m’entoure. Je me suradapte ou crée une autre facette de moi par dessus. Par exemple, si j’ai vécu l’expérience qu’être triste n’était pas ok, ou que mes désaccord n’était pas entendus, que j’ai été contraint.e à faire des choses que je n’avais profondément pas envie de faire : ne pouvant faire autrement, par défaut, j’ai cru que c’était moi le problème et qu’il fallait que je sois tout le temps souriant.e, ou qu’être en colère c'était mal, que mes besoins n’avaient pas de place et d’importance par rapport à ceux des autres.
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Mon corps va développer des stratégies pour ne pas sentir : cela peut prendre la forme d’amnésie, de déni, de blocage - Cette rétention crée des cuirasses corporelles (tensions physiques impliquant des problématiques et douleurs chroniques) - et un déséquilibre du système nerveux qui va souvent être en hypo ou en hyper activité. Par exemple, je ne me souviens plus de ce que j’ai vécu de difficile pour moi, ou je crois profondément que ce n’est pas grave, et/ou, même si j’en ai conscience, comme expliquait plus haut, je compense cette blessure en me suradaptant en permanence pour ne pas sentir ce qui fait mal et compenser par un comportement qui me fait me sentir mieux. Pas apaisé dans le fond, mais mieux.
En résumé, tout cela parle du traumatisme, un mot conoté, qui peut faire peur, mais qui nous concerne pourtant tous. Ce ne sont comme des boites émotionnelles fermées qui continuent d'être actives tant qu’elle ne sont pas libérées.
Naturellement, quand tout va bien, on vit, tout simplement, avec des émotions qui peuvent être senties et régulées pour ce qu’elle ont de bon à nous indiquer. Alors lorsqu’il y a un MAIS c’est qu’il y a des choses plus profondes à aller écouter.
Si cela vous parle, nous pouvons aller, ensemble, comprendre et aider votre MAIS qui vous empêche de vivre pleinement.

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